Présentation

  • : Kéwan la banane
  • kewanlabanane
  • : ma vie pleine de magie grâce à mon coco bidou Kéwan! Quel cadeau d'anniversaire pour mes 25 ans !!! Eh oui nous sommes nés tous les deux le 2 janvier...

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Une rencontre

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Récompense

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De retour à l'école !

?

Deuxième trimestre

Le jour de mes trois mois de grossesse, mon chéri revient de Bretagne (sous la pluie) après quelques jours d'absence. Je ne suis pas partie avec lui car d'une part je n'étais pas en forme et d'autre part je ne souhaitais pas faire tant de voiture.
 

 

J'étais heureuse de le retrouver, voici la petite carte que je lui avais dessinée :

JE LA METTRAI PLUS TARD CAR IL FAUT QUE JE LUI DEMANDE DE LA RETROUVER ET POUR L'INSTANT IL N EST PAS LA !

Comme j'étais enceinte, l'Inspection ne m'a pas confié de classe, mais on ne m'a jamais expliqué clairement que c'était pour cette raison-là ! J'ai eu le droit de choisir l'école où je voulais être rattachée en attendant qu'on me donne un poste. Du coup, j'ai choisi une école maternelle de ma ville, et j'ai été chargée de prendre des petits groupes d'élèves pour les faire travailler. La directrice m'a laissée libre de faire ce que je voulais avec eux. Et lorsqu'une collègue de l'école s'absentait, je prenais sa classe, rien de bien difficile comparé à ce que j'avais appréhendé.

Au cours de ce mois de septembre, j'ai commencé à annoncer autour de moi que j'étais enceinte car ça se voyait plus ou moins. Du coup on me demandait toujours si c'était une fille ou un garçon (mais je ne savais pas encore) et ce que je préférais.

Je n'avais pas de réelle préférence. D'un côté je voulais
une fille pour me projeter en elle, pour le plaisir de m’identifier, le plaisir aussi de l’habiller, et de l'autre, je savais que ce désir de petite fille n’était pas sain, qu’il valait mieux avoir un garçon, car les relations mère-fille ont toujours été très compliquées dans ma famille, que ce soit entre moi et ma mère, entre ma soeur et ma mère ou entre ma mère et sa propre mère.

En tout cas, ce n'est pas parce que je n'avais pas de préférence marquée que je voulais garder la surprise. Quant à mon chéri, il voulait savoir aussi. Pourquoi voulais-je savoir ?
A bien y réfléchir, ce n’était pas tant pour commencer à lui acheter des vêtements à l’avance car finalement j’ai surtout acheté avant d’avoir ma deuxième écho (car c’était la période des brocantes) et ensuite je me suis concentrée sur les jouets, et les jouets de bébé bah c’est plutôt neutre ! En fait, j’ai apprécié de l’appeler par son nom avant même qu’il naisse (sans toutefois dévoiler le secret à la famille, aux collègues et aux amis). Et puis il était plus facile de choisir son prénom en étant sûr que ce serait un garçon (cela dit on l’avait choisi avant).

Pour en venir au choix du prénom : nous avions arrêtés deux prénoms : Kéwan si c'était un garçon et ...... si c'était une fille. Je garde le secret car ce prénom de fille me plaît toujours et peut-être aurai-je un jour à l'utiliser !!!

Au début, nous étions d'accord pour Nicolas, prénom archi-classique mais que j’aimais bien et mon chéri aussi. Heureusement, mon chéri a découvert Kéwan. Nous voulions un prénom qui ne soit pas sujet à moquerie, alors bon Nicolas vu le contexte politique actuel ça n’aurait pas été cool, et à l'époque on ne se disait pas qu'il serait un jour président !

Comme en plus je suis instit, les prénoms d’enfants je les vois défiler et ça n’aurait pas été agréable d’avoir dans ma classe un élève insupportable portant le même nom que mon fils (les élèves insupportables, on s’en souvient longtemps!)… donc comme Kéwan est un nom rare (mais de moins en moins finalement), je risque moins d’en avoir un dans ma classe ! Tandis que des Nicolas... Déjà il y en avait un dans l'école maternelle, et plus précisément dans la classe où j'ai effectué un remplacement...

Et puis nous voulions un minimum d’originalité, tout en nous refusant aux dérives actuelles, et Kéwan ressemblait à la fois au célèbre Kévin (qui a connu une super mode) et à Erwann.
Comme les parents de Jean-Marc sont de purs bretons et que le nom de famille de Jean-Marc sonne totalement breton, Kéwan allait bien avec, donc voilà ! Ce n’était pas spécialement pour satisfaire la mode des noms en -an, que je n'ai d'ailleurs remarquée que plus tard.

Le prénom Kéwan est donné essentiellement en Bretagne mais aussi … en
Guadeloupe ! Pourquoi ? Parce que là-bas c’est le nom d’une petite île, peut-être baptisée par des bretons (?). Il s'agit de l'îlet à Kahouanne. Quand à l'origine
de Kéwan, une blogueuse a eu la gentillesse de me renseigner et il s'agirait en fait de la contracture de deux prénoms bretons : Ke et Ewan. Ke est un saint arrivé d'angleterre vers le Ve siècle et qui a fait bâtir le monastère de Cleder (29), c'est le Saint Patron de St-Quay-Portrieux et de St-Quay-Perros (22), issu du celtique "kad" il signifie le combat et est fêté le 7 octobre. Quant à Ewan, cela vient du breton "if", ça signifie arbre et c'est fêté le 17 avril.

Autre petite anecdote sur le prénom Kéwan : il a beau être encore assez rare, j'ai découvert qu'un autre Kéwan était né le même jour et la même année que mon fils !

Donc, pour en revenir à notre choix, je suis revenue un jour sur le prénom Kéwan, qui me plaisait assez finalement (Jean-Marcn'avait pas tenté de faire le forcing, et ne l'avait d'ailleurs jamais vraiment proposé comme prénom possible!), et nous sommes tombés d'accord immédiatement pour abandonner Nicolas.

Le mois de septembre se passe, j'achète mes premiers vêtements de grossesse et beaucoup de vêtements pour mon futur bébé (je trouve des tas de choses en brocante). Le jeudi 15 septembre, je prends ma matinée pour me rendre à mon rendez-vous du 4e mois. La gynéco me fait entendre son coeur. Elle m'explique que mon ventre est plus gonflé du côté gauche parce qu'il est de ce côté (ainsi que ma première vergeture!). Je crois ressentir quelque chose mais je n'en suis pas certaine, ce n'est qu'à partir de la fin du mois que les sensations deviendront quasi-quotidiennes, mais je ne suis pas toujours sûre de le sentir. Est-ce lui qui bouge, est-ce le frottement du tissu ? Je poursuis de quelques lignes mon texte "5cm6mm" : 

Pour les autres, il ne reste que les miettes : fille ou garçon ? C’est pour quand ? Ils s’emparent de ce qu’ils peuvent bien attraper. Moi parfois je suis là, me demandant s’il vit encore, et quand on commence à le sentir bouger c’est pire : cela arrive, cela s’en va, des jours durant on ne sent plus rien, puis juste un coup pour supporter un silence de trois jours, et alors on se demande, était-ce vraiment un coup, n’ai-je pas confondu ? Au moindre tissu qui vous effleure le corps, c’est insupportable : on vérifie, ce n’est pas lui. Alors on l’appelle, on tente de le réveiller, en vain, c’est toujours lorsqu’on ne s’y attend pas.

Au cours de ce début de 2e trimestre, quelques changements se sont opérés : je me sens bien mieux, et l'ambiguité de mon ventre s'est atténuée. Pourtant il m'arrive encore de dire par mégarde " Quand je serai enceinte " au lieu de " Quand j'aurai un gros ventre ! ". Comme si on ne pouvait pas être enceinte sans avoir un gros ventre !!!

Jean-Marc, quant à lui, vient de temps à autre dormir à la maison. Il a commencé à faire de l'intérim.

Pour mes quatre mois de grossesse, je rêve de moi enceinte, c'est la première fois que cela m'arrive. Le lendemain, je fais un autre rêve : Jean-Marc et moi sommes interpelés par des contrôleurs car nous n’avons pas de tickets. Dans ce rêve, j'ai peur pour Jean-Marc et pour le bébé.

Le 3 octobre, je commence enfin à faire un remplacement long dans l'une des classes de l'école. Je travaille avec des petits-moyens, dès le départ je prends un immense plaisir à faire la classe.
 


Le 4 octobre, alors que je n'avais pas senti mon bébé depuis deux ou trois jours, j'ai l'agréable surprise de le sentir faire des galipettes. Je me revois debout, dans le couloir de l'école, tous les enfants sont enfin partis, et mon loulou semble se réveiller ! Cette java a duré plusieurs minutes, j'ai même appelé mon chéri pour lui faire part de cette agréable vraie première fois.

Tous les meilleurs souvenirs que je garde de cette première grossesse sont liés à l'école où j'ai travaillé. Je me suis senti épanouie comme jamais je ne l'avais été. Les enfants étaient adorables. Déjà, en septembre, lorsque j'avais expliqué à certains que j'étais enceinte, une petite fille (Elvyre) avait voulu soulever ma chemise pour voir mon bébé !!! Un jour, un petit garçon est venu coller sa tête à mon ventre, et je lui ai demandé : " Tu fais des câlins à mon bébé ? " Deux autres ont voulu faire pareil, et je me suis retrouvé avec trois petits garçons qui avaient leur tête collée contre mon ventre ! Il y en a même un des trois qui voulait lui faire un bisou. Un autre jour, une petite fille a dit : "Quand… quand ton bébé il va sortir, eh bien… eh bien il va… il va sortir !” (sic) Un de mes élèves préférés (Bastien) m'a également dit que j'étais "très belle" et "trop sympa" car lorsqu'il m'avait confié qu'il aimerait bien voir mon bébé, j'avais promis de venir à l'école avec lui une fois qu'il serait né.

Je me souviens d'autres petits mots d'enfants sans rapport, comme celui de Roxane qui m'avait offert un "caillou d'invitation" pour son anniversaire !  ou celui d'Elvyre qui m'a dit : " Je ne te lâche plus d'une semelle ! "

Voici
le dessin de Tess, 4 ans :


 

Et me voici en vrai :


Arrive enfin la mi-octobre, et avec, la 2e écho, qui a lieu le samedi 15 octobre. La nuit qui précède, je fais deux rêves étranges :

. premier rêve : tous les patients sont réunis dans la pièce du médecin qui annonce que le matériel ne marche pas. Il demande à chacun de nous pourquoi nous devons faire une écho : je suis la seule à être enceinte et je me considère comme le cas le plus urgent car je n’ai qu’une semaine pour faire cette écho !

. deuxième rêve : ma soeur m’accompagne à l’écho mais au moment de m’allonger je lui dis qu’elle doit sortir et elle le prend très mal… Puis le médecin dit que ma soeur peut revenir pour voir le compte-rendu : je ne comprends pas car j’ai l’impression que l’écho n’a pas eu lieu : je n’ai pas vu mon bébé et c’est un cauchemar !!

En réalité, aucun problème, j'ai pu voir mon bébé. Le voici la bouche fermée :



Et maintenant la bouche ouverte : pas de souci tout va bien !

 


Voici une petite jambe :

 

 


Quand au moment crucial, au lieu de m'annoncer le sexe de mon bébé, le médecin tente de me le faire deviner, ce qui signifie que c’est un garçon, mais je n’arrive pas à interpréter l’image et lorsque je finis par dire : “ C’est un garçon ! ”, il me répond, ironique : “ Madame est physionomiste ! ” Ah ! ah ! ah !

Mais ce qui me fait le plus bizarre, ce n'est pas de savoir que ce sera un garçon, c’est d’apprendre qu’il est très en avance dans sa croissance (prévision : plus de 4kg à la naissance !! ). Heureusement de belles images viennent me rassurer :
 


Quant au bilan : parfait. L'échange mère-enfant (doppler) est nickel.

 



La période qui suit est davantage marquée par la fatigue, le mardi 18 octobre je vois des mouches volantes, et le soir-même, après le dîner, je manque de m'évanouir. Mon chéri ne vient dormir à la maison que deux ou trois fois par semaine.

Heureusement, les vacances de la Toussaint arrivent. La ligne gravidique est apparue (du nombril jusqu’à la poitrine), ainsi que plein de vergetures, et surtout, je commence à souffrir de démangeaisons, elles cesseront début novembre, à mon grand soulagement. Je ne sens pas Kéwan bouger tous les jours. Il est très calme.

Après les vacances de la Toussaint, les enfants étaient surexcités de me revoir et ils caressaient et tapotaient mon ventre et voulaient lui faire des bisous. Ils tiraient sur ma robe et j’ai même été obligée de me fâcher.

L'une de mes élèves avait un comportement assez insolite : elle ne cessait de mimer des accouchements, elle s’allongeait et les autres jouaient le rôle des médecins. Elle avait même demandé une petite soeur à sa maman (qui était séparée du papa) !!

Le 9 novembre : premiers coups. J’avais cru sentir des coups la semaine précédente mais ils étaient beaucoup moins forts, cette fois je suis sûre que c’est lui et je suis heureuse de le sentir plus présent.

Le 10 novembre, RDV le matin avec ma gynéco. L'après-midi, je retourne en classe. Je me revois à 13h30 en train de me diriger vers mon bureau, et soudain je m'arrête, je regarde mon ventre, fascinée : mon bébé s'est complètement placé du côté gauche, j'ai alors l'impression qu'il est vraiment "", comme si je pouvais le voir.

Le 14 novembre, je vois mon ventre se déformer pour la première fois. Mon bébé choisit toujours des moments insolites : je suis dans les toilettes du gymnase où je suis un cours de gym et un autre de streching depuis plus deux ans.

Malgré la fatigue, je conserve une certaine activité physique. Mis à part mon sport professionnel (enseigner en maternelle n'est pas de tout repos, on est debout, accroupis, on se baisse pour faire des lacets...), il y a deux soirs par semaines où je reste jusqu'à 19h à l'école, pour ensuite filer au gymnase qui est justement à côté. Je me revois dans ma classe, avec mon super goûter (un demi-litre de chocolat froid et des gâteaux, notamment des Thé...), et dehors il fait nuit.

La vie que j'ai menée au cours de ce 2e trimestre, je ne la mènerai pas pour mon deuxième enfant, je me ménagerai davantage. Mais à l'époque, j'avais confiance, je me sentais tellement bien que je devais sûrement avoir l'impression que tout ce que je pouvais faire serait sans conséquences sur mon loulou. C’est ce que je croyais quand je me suis donnée à fond dans mon travail, quand je portais des sacs trop lourds parce que je voulais amener des livres à l’école où je travaillais, quand je continuais à aller à mon cours de gym après cinq mois de grossesse, après une journée de travail déjà bien remplie. Ce ne sont pas des choses que je referai car pour moi tout cela est la cause de mon accouchement prématuré, qui officiellement reste inexpliqué.

Au matin du 23 novembre, j’ai l’impression d’avoir grossi pendant la nuit !! Au réveil, mon bébé bouge beaucoup et fait de grosses bosses à mon ventre en fonction de son emplacement. Si je me couche sur le côté gauche puis que je me remets sur le dos, la bosse est du côté gauche.

Le lendemain, au téléphone avec sa future Tata, je le sens énormément, il fait une java d'enfer. Mon ventre a plein de bosses.

Le 25 novembre, mon remplacement s'achève. Victor, un autre de mes élèves préférés, fait un bisou à mon "bébé" pour lui dire au revoir. Mon chéri vient m'aider à vider ma classe de tous mes livres et autres affaires personnelles. Je suis contente du travail que j'ai fait avec mes élèves.

Me voici ce fameux vendredi 25 novembre :
 


Lui c'est Kingo, mon associé, une marionnette qui faisait parfois travailler les enfants à ma place, à leur grand plaisir !


Voici l'oeuvre de mes élèves :

      

 


Inspirée des magnifiques peintures d'Hundertwasser :


Photo: Painting by Hundertwasser 

 
Nous avons également découvert le peintre Franz Mark :
  

"Fox, c.1913" Print

 Ce qui a donné ceci :
 

 


Ces semaines de remplacement auront été accompagnées par de belles chansons, notamment celles de Pierre Lozère et de Yok-Yok, que j'écoutais moi-même petite. Les enfants ont adoré.

 


Le samedi 26 novembre, nous avons réunion, mais soudain, au réveil,
toute la fatigue accumulée me tombe dessus. Je ne vais pas à l'école, et donc  je me rends chez le médecin, malheureusement il neige, je glisse et tombe... sur les fesses, ouf !

Le 27 novembre, pour la première fois, je sens que mon bébé a le hoquet !

Le 28 novembre, je me rends chez ma gynéco pour qu'elle s'assure que ma chute n'a pas eu de conséquences sur mon bébé. Elle me fait remarquer que son coeur bat fort parce qu'il est très certainement collé à la paroi de l'utérus. Elle me rassure et je rentre chez moi l'esprit tranquille.

Ainsi s'achève mon 2e trimestre.

 
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